Dominique Venner, « Qu’est-ce que le Nationalisme ? », Europe Action, 1963.

« La preuve est faite que cinq militants valent mieux que cinquante farfelus. La qualité des combattants est de loin préférable à la quantité. C’est autour d’une équipe minoritaire et efficace que le grand nombre se rassemble, pas l’inverse. Que les mouvements révolutionnaires soient des minorités agissantes ne signifie évidemment pas que tous les groupements minoritaires soient pour autant révolutionnaires. C’est une excuse trop facile pour la médiocrité de certains. Les minorités agissantes ne sont pas des sectes stériles, elles sont en prise directe sur le peuple. Ce n’est pas au sein d’une formation unique – parti ou mouvement, que l’action nationaliste peut être menée. Cette forme expose beaucoup trop aux coups de l’adversaire. Elle était adaptée à des situations antérieures. Désormais elle appartient au passé. Les partis traditionnels, hiérarchie unique et apparente où toutes les activités sont groupées sous la même étiquette, ne correspondent plus aux nécessités présentes. La pénétration des idées se fait sous les formes les plus variées, adaptées chacune à son milieu. Pénétration qui peut être invisible ou, au contraire ostensible. Cette tâche, seuls, les militants, peuvent la mener à bien. Leur unité n’est pas celle d’un parti mais celle que crée une même doctrine, une même méthode, une même ligne d’action. »

Dominique Venner, « Qu’est-ce que le Nationalisme ? », Europe Action, 1963.

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