celine

« La seule chose grave à l’heure actuelle, pour un grand homme, savant écrivain, cinéaste, financier, industriel, politicien (mais alors la chose gravissime) c’est de se mettre mal avec les Juifs. – Les Juifs sont nos maîtres – ici là-bas, en Russie, en Angleterre, en Amérique, partout!… Faites le clown, l’insurgé, l’intrépide, l’anti-bourgeois, l’enragé redresseur de torts… le Juif s’en fout! Divertissements… Babillages! Mais ne touchez pas à la question juive, ou bien il va vous en cuire… Raide comme une balle, on vous fera calancher d’une manière ou d’une autre… Le Juif est le roi de l’or de la Banque et de la Justice… Par homme de paille ou carrément. II possède tout… Presse… Théâtre… Radio… Chambre… Sénat… Police… ici ou là-bas… Les grands découvreurs de la tyrannie bolchévique poussent mille cris d’orfraies… ça s’entend. Ils se frappent au sang la poitrine, et cependant jamais, jamais ne décèlent la pullulation des yites, ne remontent au complot mondial… Etrange cécité… (de même potassant Hollywood, ses secrets, ses intentions, ses maîtres, son cosmique battage, son fantastique bazar d’international ahurissement, Hériat ne décèle nulle part l’oeuvre essentielle, capitale de l’Impérialisme juif). Staline n’est pourtant qu’un bourreau, d’énorme envergure certes, tout dégoulinant de tripes conjurées, un barbe bleue pour maréchaux, un épouvantail formidable, indispensable au folklore russe… Mais après tout rien qu’un idiot bourreau, un dionosaure humain pour masses russes qui ne rampent qu’à ce prix. Mais Staline n’est qu’un exécutant des basses-oeuvres, très docile, comme Roosevelt, ou Lebrun, exactement, en cruauté. La révolution bolchévique est une autre histoire! infiniment complexe! tout en abîmes, en coulisses. Et dans ces coulisses ce sont les Juifs qui commandent, maîtres absolus. Staline n’est qu’une frime, comme Lebrun, comme Roosevelt, comme Clemenceau. Le triomphe de la révolution bolchévique, ne se conçoit à très longue portée, qu’avec les Juifs, pour les Juifs et par les Juifs… Kérensky prépare admirablement Trotzky qui prépare l’actuel Comintern (juif), Juifs en tant que secte, race, Juifs racistes (ils le sont tous) revendicateurs circoncis armés de passion juive, de vengeance juive, du despotisme juif. Les Juifs entraînent les damnés de la terre, les abrutis de la glèbe et du tour, à l’assaut de la citadelle Romanoff… comme ils ont lancé les esclaves à l’assaut de tout ce qui les gêne, ici, là-bas, partout, l’armature brûle, s’écroule et les abrutis de la glèbe, de la faucille et du marteau, un instant ivres de jactance, retombent vite sous d’autres patrons, d’autres fonctionnaires, en d’autres esclavages de plus en plus juifs. Ce qui caractérise en effet le « progrès » des sociétés dans le cours des siècles, c’est la montée du Juif au pouvoir, à tous les pouvoirs… Toutes les révolutions lui font une place de plus en plus importante… Le Juif était moins que rien au temps de Néron, il est en passe de devenir tout… En Russie, ce miracle est accompli… En France. presque… Comment se recrute, se forme un Soviet en U. R. S. S.? Avec des ouvriers, des manuels (à la deuxième génération au moins) bien ahuris bien Stakhanovistes, et puis des intellectuels, bureaucrates juifs, strictement juifs… Plus d’intellectuels blancs! plus de possibles critiques blancs!… Voici l’ordre majeur implicite de toute Révolution communiste. Le pouvoir ne peut demeurer aux Juifs, qu’à la condition que tous les intellectuels du parti soient ou pour le moins furieusement enjuivés… mariés à des juives, mâtinés, demi, quart de Juifs… (ceux-ci toujours plus enragés que les autres…). Pour la forme, quelques figurants aryens bien larbinisés sont tolérés pour la parade étrangère… (genre Tolstoi) tenus en soumission parfaite par la faveur et la pétoche. Tous les intellectuels non juifs, c’est-à-dire ceux qui pourraient n’être pas communistes, juifs et communistes sont pour moi synonymes, ont tous été traqués à mort… Ils vont voir au Baïkal, à Sakhaline si les fraises sont mûres… Il existe évidemment quelques méchants Juifs dans le nombre, des « Radek »… quelques traîtres pour la galerie… des Serge Victor, Judas d’une variété nouvelle… On les maltraite un peu… On en fusille quelques douzaines… on les exile pour la forme… mais la farouche entente du sang subsiste, croyez-le… Litvinoff, Trotzky, Braunstein ne se haïssent que devant nous… Les rares Aryens survivants, des anciens cadres officiels, les anciennes familles en place… les rares échappés aux grandes hécatombes, qui végètent encore un peu dans les bureaux… les ambassades… doivent donner les preuves quotidiennes de soumission la plus absolue, la plus rampante, la plus éperdue, à l’idéal juif, c’est-à-dire à la suprématie de la race juive dans tous les domaines: culturels, matériels, politiques. Le Juif est dictateur dans l’âme, vingt-cinq fois comme Mussolini. La démocratie partout et toujours, n’est jamais que le paravent de la dictature juive. »

Bagatelles pour un massacre – Louis-Ferdinand Céline
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