lapon« Où il n’a pas son pareil, c’est pour éberluer l’Aryen, lui faire avaler les grenouilles, le faire rebondir comme il veut de galère en abattoir, aucune résistance sérieuse, l’occidental primate, buté, ivrogne, jobard et cocu. C’est un esclave né pour Lapons, tout cuit, ahuri dès l’école primaire par des phrases et puis par l’alcool, plus tard on l’émascule par l’instruction obligatoire… Pour être sûr qu’il s’en relèvera pas, qu’il aura plus jamais de musique, qu’il ne chantera plus jamais son petit air personnel non-lapon, on lui crève l’âme, comme on crève les yeux aux pigeons, pour qu’ils ne se tirent plus. On l’achève par la vinasse. »

Bagatelles pour un massacre – Louis-Ferdinand Céline
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