Capitanul-Miscarii-Legionare-Corneliu-Zelea-Codreanu-la-Turnu-Severin-în-anul-1925

Parfois, seuls des individus isolés, reniés par leur génération, suivent cette voie. Ce sont eux qui, à ces moments-là, représentent la nation et qui parlent en son nom.
Ils ont pour soutien les millions de morts et de martyrs du passé et les générations futures.
L’opinion de la majorité, fût-elle de 99 %, intéresse peu : ce n’est pas elle qui trace la voie que suivra un peuple.
Les majorités, selon leur état de conscience et de vertu ou d’inconscience et de décadence peuvent seulement s’approcher ou s’éloigner de cette voie. Ce ne sont pas les millions de serfs, pliés sous le joug de l’étranger oppresseur, qui ont fait vivre notre Nation. Elle a vécu grâce à ceux qui ne s’inclinèrent pas devant la tyrannie étrangère, mais qui, le mousquet sur l’épaule, ont gagné les sentiers des montagnes en portant avec eux l’honneur et la flamme de la liberté.
C’est par nos héros que notre peuple a parlé et non par les “majorités lâches et sages”.
Qu’ils soient vainqueurs ou morts, peu importe. S’ils meurent, la Nation entière vit de leur immortalité et s’honore de leur grandeur. Leurs figures illuminent notre histoire comme ces statues dressées sur les hauteurs, qu’embrasent les rayons d’or du soleil couchant, tandis qu’au-dessous d’elles les vallées profondes sont déjà enveloppées par les ténèbres de l’oubli et de la mort.
Appartient à l’histoire nationale, non celui qui, pour vivre ou triompher, sacrifie les destinées de son pays, mais celui qui, même vaincu, se sera maintenu dans les traditions d’honneur de son peuple.

Corneliu Zelea Codreanu (1899-1938)

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