C’est la France qu’ils (les antisionistes) vomissent en Israël. La France d’antan et la France éternelle. La France, son Etat-nation, son histoire millénaire et sa terre sacrée. Israël est le miroir d’une France qu’ils haïssent tant qu ‘ils veulent en effacer jusqu’à son reflet.
Les Juifs furent longtemps l’élément le plus sûr de la société, puisqu ‘ils n en faisaient pas vraiment partie.
Eric Zemmour, Destin français.

L’infiltration judéo-sioniste au sein des mouvements ou des courants de la droite dite nationale est si massive qu’elle en est devenue banale. Cette infiltration a lieu facilement. Les membres d’une communauté œuvrant pour des intérêts étrangers ne trouvent sur leur chemin aucun écueil, quasiment aucune critique. Ils rentrent dans les partis, dans les mouvements, dans les réseaux, dans des groupes d’amis des plus fermés, dans des clubs, comme dans une motte de beurre. L’entreprise ou la gangrène est d’autant plus facile qu’elle peut compter sur la candeur astronomique du peuple français qui est généralement incapable d’appréhender réellement l’acte de trahison. Mettez en garde un jeune homme aux joues roses sur les beaux discours de telle ou telle personnalité proche d’officines étrangères, des banques ou du pouvoir en place et il vous répondra, la lèvre inférieure tombante : « Mais, mais, il a les mêmes idées que nous ». Evidemment, on n’attire pas les mouches avec du vinaigre ni les patriotes excédés avec un discours antiraciste. La vivisection du Front national (devenu RN), son excision mentale, sa castration chimique, sa transformation idéologique, avaient, dans un premier temps, servi de sas de décompression à un public patriote sympathique mais peu au fait des combats idéologiques qui font la vie de tout parti politique. Avec Marine Le Pen et ses tuteurs idéologiques, les questions les plus fondamentales relatives à la survie de notre pays, et donc les questions les plus sulfureuses, ont été évacuées des débats internes en faisant tout simplement comme si elles n’existaient pas ou plus. Après quelques années de normalisation shoatique avec une constante mise en accusation des fameux dérapages paternels, cet exterminationisme officiel devint la rampe de lancement à toutes les offensives philosémites, sionistes et, en définitive, à un conformisme des plus bobo en la matière.

LE NOUVEAU DÉGUISEMENT DE SION

Parallèlement à cette normalisation idéologique dans laquelle même la petite provocation parcimonieuse était strictement interdite, se multipliaient les apparitions de figures sionistes qui n’ont jamais travaillé, avec les mots et les idées, que pour Israël au cours de leur existence. Finkielkraut fut l’un des premiers a faire sa mue idéologique afin d’adapter le discours sioniste aux impératifs de son temps.
Sa copine en nervosité Elisabeth Levy changea elle-même de logiciel intellectuel dans un même souci d’adaptation politique. Brutalement, l’excitée des ondes (qui a débuté sa carrière journalistique avec le magazine ultra-antiraciste financé par le sadien Pierre Bergé Globe) devient une patriote antiracaille et souverainiste. Ils ont poussé comme des champignons un jour pluvieux d’un début d’automne les nouveaux patriotes qui s’autoproclament ainsi pour camoufler leur duplicité. Bercoff, Goldnadel, et bien sûr l’incontournable Zemmour qui ne se gêne plus pour louer Israël, glorifier Tsahal et pour inciter les bons Français à suivre son exemple, les moins juifs qui ont droit à la parole sont ceux qui s’appliquent bien scolairement à glorifier le petit pays de miel et d’amandes. Les pantins du RN sont toujours soucieux de caresser dans le sens du poil le Maître des media. Mais il faut dire qu’ils peuvent compter sur un modèle sépharade, Louis Aliot, le rugbyman bondissant. La première question qu’un national-sioniste lancera à celui qui fera publiquement l’exposé de ce parasitage politique sera : en quoi cela vous dérange-t-il ? Ne faut-il pas se rassembler pour lutter contre l’Islam ? Sans le savoir, peut-être, il résument ainsi tout ce qui peut séparer un nationaliste sincère d un agent sioniste. Le nationaliste ne se contente pas de désigner l’Islam comme une religion hétérogène, il désigne d’abord l’immigration de masse comme hétérogène, destructrice. Ce n’est pas spécifiquement l’Islam qui détruit la France, c’est l’Etranger. L’Etranger ethnique, culturel, racial, religieux, l’Etranger communautaire. l’Etranger d’esprit également. L’Etranger d’une manière générale. Que nous importe que l’Islam prospère en Afghanistan, en Irak, à Balikpapan ou en Palestine occupée ? Croyez-vous qu’un Chinois fera un bon Français ? Croyez-vous qu’un Mongol, aussi cavalier puisse-t-il être, fera, lui, revivre la France ? L’Esquimau, le Coréen, l’Indien et toutes les autres peuplades doivent juste rester tranquillement chez eux. Et toute cette Afrique non musulmane ? Peut-elle s’introduire en France comme le sioniste au RN sous le prétexte qu’elle n’est pas islamiste ? Evidemment, l’extrême-droite française, en son milieu, a été pourrie par ceux qui détiennent argent, media et double nationalité. Son message est aujourd’hui strictement islamophobe, et son anti-immigrationnisme est résiduel, un non-dit que les malins pensent traduire en reconquista. Désolé, les indécrottables optimistes, mais le non-dit savoureux que vous faites fondre aujourd’hui dans votre bouche n’existera tout simplement plus demain.

L’ARBRE DE L’ISLAMOPHOBIE

La normalisation, c’est comme la révolution, on ne l’arrête qu’en la détruisant, on ne l’arrête que pour la détruire. Dès que les petits musulmans se feront gays comme la lie de notre peuple le fait dans ses marges dégénérées, ces nationaux déguisés siffleront la fin de la parue anti-immigrationniste. C’est clair comme de l’eau de roche. L’Islam est devenu l’abcès de fixation des mécontents de l’immigration. L’anti islamisme exclusif n’empêchera pas, et c’est ainsi voulu, la créolisation de la France, sa mélanisation, sa dilution culturelle, sa déspiritualisation, son extermination démographique.
La nouvelle star intersidérale de la droite qui se veut dure et identitaire, la fille de feu l’agent du Mossad Roger Auque, Marion Maréchal ex-Le Pen, est aujourd’hui le fer de lance de cette diversion idéologique. Quatre jours avant Noël, la Sylphide, qui a ses entrées dans tous les organes de presse estampillés de la réputation « à droite », a publié un texte, certainement écrit par l’un de ses nègres, sur Noël. Où l’on voit encore la petite fille qui a répudié son grand-père pour ne pas manger la kippa à moitié tenter de récupérer les Gilets jaunes en brandissant le danger islamiste ! « Alors que la France se drapait d’un grand manteau jaune, l’Islam radical et son bras armé terroriste ont encore frappé. Nous ne comptons plus depuis 2012 le nombre de morts, de blessés, d’attentats déjoués. Pourtant dans l’euphorie des préparatifs de Noël, notes avions presque oublié que la menace rôde encore. Bien que l’immense majorité des Français ne pratique plus la religion catholique, Noël demeure, y compris dans son acception culturelle, une fête chrétienne. La fête chrétienne par excellence, lourde de symboles pour des Islamistes qui voient dans les Français un peuple de mécréants à soumettre ou à abattre. » Est-il vraiment nécessaire de commenter cette logorrhée ? Face à Noël, une seule menace, une seule ! L’Islam. Si éluder le péril vert serait une erreur, une faute grave, pensons-nous, s’en servir comme l’arbre, aussi gros puisse-t-il être, qui cache la forêt de menaces, de dangers, de fléaux et d’ennemis est une folie et indubitablement un acte de trahison de la part de gens qui agissent ainsi et qui sont formés politiquement. En l’occurrence, ce n’est pas l’Islam qui a inventé le Père Noël mercantile et sodaïque. Ce n’est pas l’Islam qui a rendu le peuple français incroyant et stérile. Ce n’est pas l’Islam qui a invente le projet européiste, qui a promu le mondialisme tel que nous le connaissons. Ce n’est pas l’Islam qui a légalisé l’avortement de masse avant de le glorifier. Ce n’est pas l’Islam qui a inondé notre société de pornographies. Et surtout ce n’est pas l’Islam qui a orchestré l’invasion de la France et de fait son islamisation partielle ! On ne lutte pas contre l’Islam si on ne lutte pas contre l’immigration et donc si on ne combat pas les forces ploutocratiques qui organisent l’invasion. Il existe plusieurs raisons expliquant la dynamique de l’islamophobie exclusive. Elle se révèle d’abord pratique pour ceux qui sont soucieux de cultiver une image patriotique tout en épargnant toutes les structures et toutes les obsessions du monde moderne ou post-moderne : oligarchie cosmopolite, nomadisme bourgeois, avortement, homosexualisme, folies transhumanistes, drogues récréatives, pornographie… Elle est, aussi, une aubaine pour les réseaux sionistes qui peuvent par ce biais démoniser le peuple palestinien, en grande majorité musulman. La très libertine Marion Maréchal est soutenue depuis le départ de sa carrière car elle véhicule cette grossière idéologie après avoir dragué les catholiques du pays.

MARION EST LA FILLE DE SON PÈRE

Un mois avant la parution de son papier dans Valeurs actuelles, Marion Maréchal accueillait dans les locaux de son école appelée ISSEP son chouchou Eric Zemmour. Elle prit pour l’occasion une grosse voix pour faire sérieux à l’image de sa tante camionneuse. Conclusion de l’échange à la fin d’une parlotte pas toujours à la hauteur de la nouvelle réputation d’historien dont s’est paré le journaliste juif : la guerre civile est inéluctable à cause de l’Islam. En filigrane, il dit simplement que toute critique de l’Etat israélien qui massacre les Palestiniens serait criminelle puisque la méthode sioniste serait le seul moyen pour juguler la guerre civile. C’est un modèle, Israël, qu’il faut suivre selon Zemmour et Marion Maréchal, qu’il faut obligatoirement suivre. Objurgation de plus en plus lourde, de plus en plus bruyante qui laisse de moins en moins de place dans leurs discours aux grandes phrases sur la défense des valeurs familiales (qui ne furent et ne sont que les appâts pour attirer dans leurs rets les bancs de catholiques).
« On a tout tenté, il est plus que temps d’accepter la main tendue que nous offre la communauté juive ». Tels sont les propos que beaucoup de gens émettent pour convaincre les militants naïfs ou désespérés. Ces gens sont soit très jeunes, soit ignorants, soit duplices. Même certains prétendus « nazis » qui se réclament de l’antisémitisme répètent inlassablement la fable de la solution sioniste. Toute une drôle de droite, souvent qualifiée d’ultra par les media mainstream, évoque donc cette solution « nouvelle ». Mais elle ne l’est absolument pas, nouvelle ! On ne compte pas les journalistes, théoriciens et écrivains nationaux et fascistes qui choisirent l’option sioniste durant les années I960. Rebatet, Brigneau un temps, Tixier-Vignancour, Xavier Vallat, ce dernier écrivant dans Aspects de la France du 15 juin 1967 : « Il se trouve (en France) une espèce d’étrangers, très caractérisée, qui répugne, elle, à l’assimilation ; ce sont les descendants des tribus de Juda, de Lévy et de Benjamin que la Diaspora a disséminés à travers le monde. » Comment résoudre le problème ? « Simplement en restituant aux membres de cette ethnie leur appartenance juridique à leur nation, la nation juive, et en les rendant à leur condition réelle d’étrangers. C’est pour cela que je suis sioniste […]. Sans doute l ’ancienne terre de la Promesse ne saurait-elle contenir les quinze millions de Juifs du monde, mais elle peut servir de patrie juridique et les empêcher de se réclamer abusivement à la fois d’une nationalité occasionnelle et de leur appartenance à la nébuleuse juive. » Vallat s’était trompé, sur toute la ligne. Il se produisit exactement l’inverse de ce qu’il prédisait. Mais si on peut avoir de l’empathie pour Xavier Vallat et pour Brigneau qui ont connu les affres de l’épuration, si on peut expliquer le cheminement de leurs pensées pendant la guerre d’Algérie, leur rapprochement avec certains juifs se battant alors pour la même cause, si on peut leur pardonner cette grave erreur de jugement, on ne peut trouver aujourd’hui aucune excuse aux nationaux-sionistes. Qu’attendent les nationaux-sionistes des braves patriotes français ? Qu’attendent-ils réellement de leur part ? Qu’ils délivrent la France des ploutocrates, de la grosse banque, de la maçonnerie et de l’immigration-invasion ? Bien sûr que non ! Les sionistes ou nationaux-sionistes, et peu importe le nom qu’on leur donne, se fichent éperdument de la France, de sa souveraineté, de son peuple et de sa bonne santé.
Au contraire, ils craignent par dessus tout une éventuelle renaissance d’une France indépendante et ont prospéré sur la finis Franciae. Ce qu’ils veulent à terme, ce sont de gentils goyim bien disciplinés prêts à se battre non pour la France mais pour des intérêts qui s opposeront à angle droit à son bien, à ses intérêts à elle.
Las, la France n’est pas la seule nation ainsi parasitée. Le cas du Brésil de Bolsonaro est très impressionnant. Présenté comme un populiste, le dirigeant de Brasilia est carrément tutoré par Nétanyahou. Première contradiction avec le populisme historique si l’on peut parler ainsi.
Et la semaine dernière, ce grand Brésilien super patriote annonçait qu’il était prêt à « ouvrir » une base américaine dans le pays, au seul profit des Etats-Unis (deuxième contradiction avec le populisme tel qu’il fut). Du national-sionisme à l’américano-sionisme, il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille à papier de cigarette. En revanche, entre le nationalisme orthodoxe, véritable, et le national-sionisme, il existe un précipice.

Source: François-Xavier Rochette – RIVAROL N°3359 – 9 Janvier 2019

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